Franchissant le Grand Saint Bernard, il pesait plus de cent kilos. Il se sentait comme un Monet gras dont la vue vacille et flambe, qui ne discerne plus les frontières séparant les tiges et l'eau, les nymphéas, les nuages, l'herbe, les moutons, les sommets et l'arrêt au caboulot où on peut prendre en photo les virages qu'en montant on a réussis au cordeau, avant d'entamer la descente.
Extrait de "Fresques", 2010-2014.
